Les Français et les incendies en entreprise : que savons-nous ?

22 Mar

Les Français et les incendies en entreprise : que savons-nous ?

Vous travaillez tranquillement à votre bureau lorsque soudain, un incendie survient des étages inférieurs. Que faites-vous ? Vous ne savez pas ? Pas de panique. Comme vous, de nombreux Français ne sauraient pas non plus.

La prévention incendie en chiffres

En 2016, les incendies en entreprise ont causé moins de 10 décès et moins de 1 500 victimes mais ont concerné environ 3 000 établissements recevant du public (ERP). Même si ces nombres restent faibles et les incendies exceptionnels, ils peuvent être réduits davantage par le renforcement de la lutte anti-incendie.
1 Français sur 4 n’est pas formé aux règles de sécurité anti-incendie

 

L’article R232 du Code du Travail prévoit l’obligation pour les entreprises de mettre en place des dispositifs pour lutter contre l’incendie au sein de leurs locaux. De plus, il invoque de sensibiliser les ressources humaines aux différents risques encourus. Cependant, 1 Français sur 4 n’est pas formé dans ce sens, soit environ 6,5 millions d’employés. Et 1 Français sur 3 ignore tout des mesures anti-incendie sur son lieu de travail.

59% des employés seraient plus rassurés au travail avec plus de mesures anti-incendie

Les Français ont le sentiment de ne pas être suffisamment sensibilisés aux risques d’incendie par leur entreprise puisque 59% d’entre eux réclament la mise en place formations anti-incendie plus fréquentes.
Pour cela, des mesures pour lutter contre les incendies existent et leur non-emploi peut entraîner des poursuites judiciaires.

La lutte anti-incendie

Des mesures anti-incendie obligatoires et des dispositifs recommandés

Des mesures anti-incendie obligatoires et des dispositifs recommandés

En France, les établissements recevant du public (ERP) ont pour obligation d’assurer la protection de leurs usagers, et dans ce sens de prendre des mesures suffisantes.

Parmi ces mesures, certaines sont obligatoires :

  • Formation sur les politiques anti-incendie (signalisation, procédures d’évacuation, points de rassemblement) et exercices tous les six mois
  • Mise en place et formation à l’utilisation d’extincteurs (manipulation, typologie) ;
    Tests réguliers des alarmes anti-incendie
  • Désignation de délégués du personnel (responsables des procédures à suivre en cas d’incendie).

D’autres dispositifs existent et sont vivement recommandés, comme par exemple :

  • La mise à disposition d’un manuel de lutte anti-incendie
  • La présence de détecteurs de fumée

Seulement 27% des employés sont formés à l’utilisation des extincteurs

 

Environ 1 Français sur 4 reçoit une formation sur la typologie et la prise en main d’extincteurs (27%), obligatoire pour tous les établissements recevant du public (ERP).
1 entreprise sur 3 opère fréquemment des tests d’alarmes incendie (34%), et 1 entreprise sur 4 dispose de délégués du personnel, responsables des procédures de sécurité en cas d’incendie (26%).

Dans le feu de l’action, des erreurs sont commises
En cas d’incendie, près de 9 Français sur 10 mettraient leur vie en danger

Dans notre enquête, nous avons demandé aux Français d’imaginer qu’un incendie provient des étages inférieurs, et l’action qu’ils suivraient dans cette situation. Surprenant :

  • Ils seraient 87% à prendre la mauvaise décision ou à ne pas savoir quoi faire !
    43% pensent que mouiller des morceaux de tissus ou vêtements et les placer sur les bas de portes en attendant les secours sauveraient leur vie.
  • De même, 13% auraient tendance à se diriger vers les étages supérieurs, 6% descendraient par l’ascenseur et 6% se cacheraient en attendant les pompiers…
    Important : de manière générale et dans toutes les situations d’incendie, ces réflexes ne vous sauveraient pas la vie ! Nous avons demandé aux Sapeurs-Pompiers la meilleure démarche à suivre en cas d’incendie, et la plus sécuritaire.
    Conseils de sécurité des Sapeurs-Pompiers

Conseils de sécurité

En cas d’incendie, voici la procédure officielle à suivre par les Sapeurs-Pompiers de Paris :

  • Ne pas paniquer
  • Repérer d’où vient le feu
  • Se diriger vers les escaliers
  • Fermer les portes derrière soi
  • Descendre par les escaliers dans le calme
  • Se regrouper aux points de rassemblement

Notre étude a fait ressortir que près de 60% des employés se sentiraient plus en sécurité sur leur lieu de travail par un renforcement de la prévention incendie.

Afin de prévenir les risques d’incendie, il est primordial pour les entreprises de protéger toutes les personnes présentes au sein de leurs locaux. Pour cela, anticiper ces risques et mettre en place des mesures de protection et d’évacuation, ainsi que des formations régulières renforcent le sentiment général de sécurité.

 

ref : seton.fr

 

Les défibrillateurs sont-ils obligatoires en entreprise ?

En France, l’employeur doit assurer la santé de ses employés en termes de résultats. Il est le garant de la sécurité et de la sécurité de ses employés.

Le code du travail prévoit plusieurs obligations pour le chef d’entreprise en matière de secours. Selon l’article R. 4224-14 du code du travail, l’employeur doit mettre à disposition sur le lieu de travail du « matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible » afin d’assurer une prise en charge adaptée aux besoins des accidentés du travail ou des salariés malades.

Conseillé par un médecin du travail, l’employeur définit les modalités d’intervention adaptées aux situations accidentelles et d’urgence médicale, en fonction des risques propres à l’entreprise et en liaison avec les services de secours d’urgence extérieurs.


Pour cela, plusieurs facteurs sont pris en compte :

  • présence de nombreux salariés sur le même site ;
  • présence de personnes fragiles ;
  • présence de nombreuses personnes âgées de plus de 50 ans ;
  • distance entre l’entreprise et les centres de secours ;
  • activités impliquant des efforts physiques comme par exemple la manutention ou la chaleur des locaux ; risques spécifiques à l’activité de l’entreprise.

Selon la portée de ces facteurs sur l’entreprise, l’employeur devra évaluer l’intérêt de l’installation d’un DAE sur le lieu de travail.

S’il décide d’implanter un défibrillateur au sein de son établissement, il devra préciser ses modalités d’utilisation en cas d’arrêt cardiaque. Il devra également veiller à son entretien, sa vérification périodique, ainsi que la formation à son utilisation obligatoire en entreprise. En effet, le ministère chargé de la santé et la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMIS) ont intégré dans le programme de formation des sauveteurs secouristes du travail (SST) établi par la circulaire de la CNAMTS du 3 décembre 2007, l’utilisation du défibrillateur automatisé externe.

Santé au travail: big-bang du système de prévention

Santé au travail:

un rapport officiel préconise un big-bang du système de prévention

Santé au travail: un rapport officiel préconise un big-bang du système de prévention

Le rapport sur la santé au travail, remis ce mardi au gouvernement, recommande une refonte totale du système de prévention des risques professionnels, tant dans son organisation que dans son mode de financement.

Le système français de prévention des risques professionnels souffre d’une multiplicité d’acteurs qui le rend illisible et, par voie de conséquence, peu efficace. C’est, en substance, le constat dressé par le rapport sur la santé au travail remis ce mardi par la députée LaREM Charlotte Lecocq au gouvernement. Rédigé par la parlementaire, le consultant en management Bruno Dupuis et l’ancien médecin du travail et ex-dirigeant de la CFDT Henri Forest, ce document avait été commandé en janvier par le Premier ministre et les ministres de la Santé et du Travail. Il doit servir de base aux négociations que mèneront les partenaires sociaux sur le sujet à la rentrée.

Selon les trois auteurs, la diversité d’interlocuteurs en matière de santé au travail «génère des doublons et nécessite des moyens de coordination très chronophages» entre eux. Résultat, certaines entreprises peinent à savoir vers quelle structure se tourner pour être accompagnées dans leur politique de prévention des risques physiques, chimiques ou psychosociaux. À commencer par les TPE et PME: «Elles ne comprennent pas le système et n’ont pas en retour un service de conseil à la hauteur des cotisations dont elles s’acquittent auprès des services de santé au travail, ni à la hauteur de leurs besoins», pointe le rapport.

Création d’un guichet unique

Pour y remédier, les auteurs proposent de créer dans chaque région un guichet unique, qui abriterait les services proposés par les antennes locales de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), les services de santé au travail et les agents des Carsat (assurance maladie) chargés de la prévention. Cette structure régionale de droit privé contractualiserait au niveau national avec une nouvelle entité, France Santé Travail, qui fusionnerait l’Anact, l’OPPBTP et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Autre proposition radicale, les rapporteurs prônent une remise à plat du mode de financement du système. Pour cela, ils préconisent de créer une cotisation unique pour les employeurs. Recouvrée par les Urssaf, elle cumulerait les montants que ces derniers versent aujourd’hui aux services de santé au travail et à la branche Accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale. Cette cotisation serait «modulée selon l’engagement de l’entreprise en matière de prévention», mais aussi en fonction de leur sinistralité, comme c’est le déjà cas aujourd’hui.

Mieux protéger les indépendants et les intérimaires

La mission recommande également d’ouvrir, sur la base d’une cotisation volontaire, les services de prévention des risques professionnels aux travailleurs indépendants, qui en sont exclus actuellement. Pour améliorer la protection des intérimaires, bien plus touchés par des accidents du travail que les salariés, les auteurs proposent en outre de répartir à parts égales le coût des cotisations à la branche AT-MP entre les agences d’intérim et les entreprises qui font appel à elles.

Signe que les discussions à venir entre les partenaires sociaux s’annoncent houleuses, les organisations syndicales n’ont pas tardé à réagir à ces propositions. Mettant en garde contre une «déresponsabilisation des entreprises» Force ouvrière (FO) a rappelé que la prévention devait «rester de la responsabilité de l’employeur et ne peut, au motif de fusion des acteurs et des instances, être transférée à chaque travailleur». De son côté, la CFDT a estimé que les recommandations du rapport «ouvraient des perspectives» pour répondre aux enjeux de la santé au travail, «à condition toutefois que les partenaires sociaux puissent jouer pleinement leur rôle».

Noyade sèche

Noyade sèche : symptômes d’un danger trop méconnu

Certains phénomènes sont dangereux parce que méconnus. Aussi, le retour des beaux jours est l’occasion de mettre le doigt sur un risque auquel nul ne prête attention : celui de la noyade sèche. Le terme semble contradictoire mais désigne un accident bien réel et potentiellement tragique. Voici donc tout ce qu’il faut savoir avant de laisser ses enfants plonger dans l’eau.

 

Première chose (et c’est un rappel) : il ne faut jamais laisser un enfant sans surveillance. Il suffit de 30 secondes pour qu’une noyade intervienne. Or, il n’y a rien de plus discret qu’une noyade d’un enfant : pas de gesticulation, pas de cri.

 

Pourquoi parle-t-on de noyade ?

Les médecins ont parlé de noyade sèche, d’autres parleront de noyades à retardement, elle peut survenir jusqu’à 72 heures après une baignade et sans qu’on y prête attention.

On utilise le mot « noyade » car c’est bien l’eau ingurgité par la victime qui le conduit à la mort. Dans le cas d’une noyade classique, la mort est provoquée par la pénétration de l’eau dans les poumons, ce qui provoque un manque d’oxygène.

Dans une noyade sèche, le déroulé est exactement le même, mais il prend plus de temps. Quand de l’eau pénètre dans les poumons, même en petite quantité, cela peut entraîner une détresse respiratoire ou une infection pulmonaire.

Si vous avez bu violemment la tasse et que vous souffrez de maux de ventre ou de difficulté à respirer dans les heures qui suivent, il ne faut donc pas hésiter à vous rendre aux urgences pour éviter tout risque d’étouffement.

 

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

Mais on ne souffre pas toujours de fièvre quand on a bu trop violement la tasse. Comment savoir alors qu’une noyade sèche est en cours ? Plusieurs signes peuvent vous alerter : une toux importante qui arrive brutalement après une baignade, des difficultés à respirer, des vomissements, des maux de ventre, une grande fatigue ou encore un teint gris ou pâle.

Un enfant victime de noyade sèche risque de chercher son air. On aura comme l’impression qu’il fait une crise d’asthme. Si vous deviez être confronté à une telle situation, il ne faut pas hésiter une seconde à se rendre aux urgences et / ou contacter le 15  Le temps presse, la vie de votre enfant est en jeu.

27 Avr

Les normes de sécurité dans un établissement commercial

Les normes de sécurité en vigueur pour la construction, la rénovation ou tout simplement l’ouverture d’un établissement commercial visent à assurer la sécurité de votre clientèle, mais aussi celle de vos employés, et de vos biens ! Comme pour tout ERP (Établissement Recevant du Public), il vous faudra donc être attentif à ces règles indispensables.

A quelle catégorie appartient votre local commercial ?

En fonction de sa catégorie, votre local commercial devra en effet obéir à des normes de sécurité différentes, il est donc indispensable pour vous de déterminer le nombre de personnes que votre ERP est susceptible d’accueillir :

  • Catégorie 1 : + de 1500 personnes
  • Catégorie 2 : de 701 à 1500 personnes
  • Catégorie 3 : de 301 à 700 personnes
  • Catégorie 4 : de 201 à 300 personnes
  • Catégorie 5 : l’effectif du public n’atteint pas le seuil d’assujettissement fixé par le règlement de sécurité incendie pour chaque type d’exploitation

Si votre établissement commercial appartient à l’une des 4 premières catégories, les normes de sécurité incendie et accessibilité seront obligatoirement respectées.

Si votre local appartient à la 5e catégorie, seule la norme d’accessibilité sera contrôlée.
A noter cependant : quelle que soit la catégorie de votre ERP « M » (la lettre « M » désignant les magasins et centres commerciaux), il vous faudra obligatoirement demander une autorisation d’ouverture !

Travaux de mise aux normes : ne construisez pas à l’aveuglette !

Votre projet de travaux d’aménagement ou de construction de votre local commercial doit avant tout faire l’objet d’une demande d’autorisation de travaux ou de permis de construire. Votre dossier devra s’accompagner d’une notice de sécurité rappelant les équipements qui seront mis en place dans le respect de la réglementation. Ce document peut s’avérer délicat à rédiger car il nécessite une certaine expertise : n’hésitez pas à faire appel à un bureau d’étude.

N’entamez les travaux qu’après notification du permis de travaux ou de construction, sans quoi vous serez peut-être contraint de stopper les machines… avec les pertes financières que cela implique.

A la fin des travaux, pensez à ouvrir un registre de sécurité, qu’il vous faudra compléter au fur et à mesure.

Ce document résume toutes les informations relatives à la sécurité de votre établissement : travaux effectués, équipements installés, formations dispensées au personnel… En cas de sinistre, le registre de sécurité sera consulté par les experts des assurances afin de vérifier que toutes les règles ont été suivies.

Les règles de sécurité imposées à la construction des ERP sont précises et nombreuses. Pour avoir la garantie de la conformité de votre établissement, n’hésitez pas à faire appel à un architecte ayant reçu l’agrément « sécurité ». Il est également très important de consulter les services de la mairie de la ville dans laquelle vous souhaitez implanter votre établissement commercial, ainsi que la préfecture de son département, voire la préfecture de police à Paris. Enfin, de nombreuses informations sont disponibles sur le site du ministère de l’économie, du développement durable et de l’énergie.

Équipements de sécurité et d’accessibilité, les indispensables de votre établissement commercial

En termes de sécurité, les équipements indispensables sont les suivants :

Équipements anti-incendie : un extincteur par niveau, et pour 200 ou 300 m² ; un système de sécurité incendie, dont la catégorie sera à choisir en fonction du type de local commercial ; un dispositif d’alarme qui alertera le public en cas d’incendie ou autre danger ;

Éclairages : ces éclairages d’urgence continuent à prodiguer suffisamment de lumière en cas de coupure électrique sur le circuit principal : il peut s’agir d’un éclairage d’évacuation ou d’un éclairage d’ambiance, en fonction de la catégorie de l’ERP ;

Affichage : vos affiches de sécurité doivent regrouper les numéros d’urgence, résumer la marche à suivre en cas d’incendie, et présenter un plan précis des lieux. On retrouvera notamment sur ce plan les issues de secours et la façon d’y accéder, l’emplacement des placards électriques, les lieux de stockage de substances chimiques, inflammables, etc.

Côté accessibilité, tout dépend, une fois de plus, de votre local commercial. Sachez par exemple qu’un local entièrement neuf doit permettre l’accessibilité à toutes les personnes handicapées, quel que soit leur handicap. Ce projet devra être présenté dès la demande de permis de construire, à votre initiative.

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