Catégorie : Prévention des risques

formation réalité virtuelle 24 Jan

« La réalité virtuelle apparaît comme un moyen idéal de former rapidement et efficacement »

La réalité virtuelle prend peu à peu sa place dans le domaine de la prévention des risques et plus globalement dans l’univers du travail.

Quels usages la réalité virtuelle peut-elle bouleverser le domaine de la prévention des risques en entreprise ?

L’intérêt de la réalité virtuelle dans le cadre de la prévention des risques croît depuis un peu plus de 10 ans (cf INRS). D’un point de vue opérationnel, la réalité virtuelle permet en effet la création de simulations interactives de situations à risques, de postes de travail spécifiques qui peuvent être rejoués à l’infini tandis que l’activité de l’opérateur est enregistrée. L’apprenant peut ainsi bénéficier d’un feedback sur son comportement, ses réactions afin d’améliorer ses performances en situation réelle et/ou faire preuve de son habileté auprès du formateur. Les études montrent que la réalité virtuelle peut engendrer des réactions physiologiques (stress, anxiété) fidèles aux conditions réelles, permettant au stagiaire d’être plus performants le jour J en corrigeant par exemple la chronologie des gestes à effectuer ou des habitudes. Reste que les performances de tels dispositifs sont soumises à des limites techniques nécessitant un haut niveau de graphisme, de réalisme, afin d’immerger au mieux les candidats. C’est pour cela que PREVENTIRISK s’associe à des experts du développement 3D, réalité virtuelle afin de transposer leur savoir faire dans le jeu vidéo aux situations professionnels.

Comment la réalité virtuelle peut-elle contribuer à l’apprentissage ou à la formation dans le cadre du travail ?

La simulation en réalité virtuelle a fait preuve d’efficacité à plusieurs niveaux. La possibilité d’aménager des scénarios d’entrainement spécifiques et/ou de fournir une connaissance du résultat ou de la performance de l’opérateur en temps-réel permet premièrement d’entraîner ces derniers à une meilleure détection des signaux utiles et informations pertinentes. La réalité virtuelle, en complément d’une méthode d’apprentissage traditionnelle (formation en présentielle)garanti un ancrage mémoriel de manière attractive et ludique. Grâce à la possibilité de répétition infinie des scénarios, la réalité virtuelle automatise les processus de régulation de l’action, en permettant à l’opérateur d’améliorer son geste et de réduire ses maladresses sans impact sur les situations ou la production réelle. La réalité virtuelle est un atout majeur dans l’apprentissage en situations critiques (incendie dans les locaux, risques électrique, arrêt cardiaque, situations à risques sur les chantiers, conduite de véhicule) car elle permet de multiplier l’expérience des candidats dans des situations rares et permet ainsi de mieux les préparer à ces scénarios.

Peut-on imaginer que la réalité virtuelle sera une méthode efficace pour la formation professionnelle ?

Les entreprises ont tout intérêt à trouver des méthodes pour former rapidement et efficacement. La réalité virtuelle apparaît comme un moyen idéal d’atteindre cet objectif.

Change-t-elle notre rapport au travail dans l’entreprise ?

Les jeunes générations (« Millennials », « Z ») ont un rapport à la technologie nouveau, et l’utilisation de la réalité virtuelle dans un cadre professionnel est une plus-value pour modifier positivement leur rapport au travail et à l’entreprise. De nouveaux usages se développent et participent à ce changement de notre vision du travail.

Existe-t-il des freins au développement de la réalité virtuelle dans le monde du travail ou peut-on imaginer que d’ici quelques années, n’importe qui aura recours à cette technologie dans sa vie professionnelle ?

Le frein au développement de la réalité virtuelle dans la prévention des risques n’est pas lié à l’accessibilité, mais plutôt à la « culture entreprise » et à l’avancée de la transformation digitale. A l’avenir, les solutions de formation seront démultipliées ce qui permettra à tout type d’entreprises un accès à ces technologies immersives.

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Santé au travail: big-bang du système de prévention

Santé au travail:

un rapport officiel préconise un big-bang du système de prévention

Santé au travail: un rapport officiel préconise un big-bang du système de prévention

Le rapport sur la santé au travail, remis ce mardi au gouvernement, recommande une refonte totale du système de prévention des risques professionnels, tant dans son organisation que dans son mode de financement.

Le système français de prévention des risques professionnels souffre d’une multiplicité d’acteurs qui le rend illisible et, par voie de conséquence, peu efficace. C’est, en substance, le constat dressé par le rapport sur la santé au travail remis ce mardi par la députée LaREM Charlotte Lecocq au gouvernement. Rédigé par la parlementaire, le consultant en management Bruno Dupuis et l’ancien médecin du travail et ex-dirigeant de la CFDT Henri Forest, ce document avait été commandé en janvier par le Premier ministre et les ministres de la Santé et du Travail. Il doit servir de base aux négociations que mèneront les partenaires sociaux sur le sujet à la rentrée.

Selon les trois auteurs, la diversité d’interlocuteurs en matière de santé au travail «génère des doublons et nécessite des moyens de coordination très chronophages» entre eux. Résultat, certaines entreprises peinent à savoir vers quelle structure se tourner pour être accompagnées dans leur politique de prévention des risques physiques, chimiques ou psychosociaux. À commencer par les TPE et PME: «Elles ne comprennent pas le système et n’ont pas en retour un service de conseil à la hauteur des cotisations dont elles s’acquittent auprès des services de santé au travail, ni à la hauteur de leurs besoins», pointe le rapport.

Création d’un guichet unique

Pour y remédier, les auteurs proposent de créer dans chaque région un guichet unique, qui abriterait les services proposés par les antennes locales de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), les services de santé au travail et les agents des Carsat (assurance maladie) chargés de la prévention. Cette structure régionale de droit privé contractualiserait au niveau national avec une nouvelle entité, France Santé Travail, qui fusionnerait l’Anact, l’OPPBTP et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Autre proposition radicale, les rapporteurs prônent une remise à plat du mode de financement du système. Pour cela, ils préconisent de créer une cotisation unique pour les employeurs. Recouvrée par les Urssaf, elle cumulerait les montants que ces derniers versent aujourd’hui aux services de santé au travail et à la branche Accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale. Cette cotisation serait «modulée selon l’engagement de l’entreprise en matière de prévention», mais aussi en fonction de leur sinistralité, comme c’est le déjà cas aujourd’hui.

Mieux protéger les indépendants et les intérimaires

La mission recommande également d’ouvrir, sur la base d’une cotisation volontaire, les services de prévention des risques professionnels aux travailleurs indépendants, qui en sont exclus actuellement. Pour améliorer la protection des intérimaires, bien plus touchés par des accidents du travail que les salariés, les auteurs proposent en outre de répartir à parts égales le coût des cotisations à la branche AT-MP entre les agences d’intérim et les entreprises qui font appel à elles.

Signe que les discussions à venir entre les partenaires sociaux s’annoncent houleuses, les organisations syndicales n’ont pas tardé à réagir à ces propositions. Mettant en garde contre une «déresponsabilisation des entreprises» Force ouvrière (FO) a rappelé que la prévention devait «rester de la responsabilité de l’employeur et ne peut, au motif de fusion des acteurs et des instances, être transférée à chaque travailleur». De son côté, la CFDT a estimé que les recommandations du rapport «ouvraient des perspectives» pour répondre aux enjeux de la santé au travail, «à condition toutefois que les partenaires sociaux puissent jouer pleinement leur rôle».

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9 Avr

Les acteurs de la prévention

Le chef d’entreprise

L’employeur veille à la sécurité et à la protection de la santé de ses salariés. Il prend les mesures de prévention nécessaires, informe et forme ses salariés sur les risques professionnels. Il respecte certaines règles liées à l’aménagement et à l’utilisation des locaux de travail.

Les missions prévention du chef d’entreprise

Outre la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, le chef d’entreprise veille à prévenir les risques auxquels les salariés peuvent être exposés. Il a donc, en ce qui concerne la prévention, une obligation de résultat. En cas de manquement à ses obligations, le chef d’entreprise négligent engage sa responsabilité.

Pour mener à bien sa mission de prévention, l’employeur se base sur les  principes généraux de prévention .

  • Il conduit des actions de prévention des risques professionnels.
  • Il mène des actions d’information et de formation de ses salariés sur la santé et la sécurité.
  • Il met en place une organisation et des moyens de travail adaptés.

Évaluer les risques et suivre son plan d’action

chef d'entreprise

Chaque employeur doit évaluer les risques pour ses salariés et faire apparaître les résultats de cette évaluation dans un document unique d’évaluation des risques professionnels (DU). Le document unique d’évaluation des risques doit être mis à jour. Ce DU n’est pas un simple formulaire, mais bien la base de l’élaboration d’un plan d’action global visant à améliorer la santé des salariés.
En savoir plus sur l’évaluation des risques et le document unique.

 

Investir dans du matériel, aménager votre atelier ou vos véhicules, organiser vos chantiers, former vos collaborateurs : savez-vous que ces actions ont un impact économique positif sur votre activité ?

Une étude menée par l’OPPBTP met en évidence que les entreprises engagées dans des actions concrètes de prévention sont économiquement gagnantes.
180 actions couvrant 90% des métiers du secteur ont été éditées sous forme de fiches synthétiques.
En savoir plus

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30 Mar

introduction à la prévention

La prévention des risques professionnels recouvre l’ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité des salariés, améliorer les conditions de travail et tendre au bien-être au travail.
Une démarche de prévention des risques professionnels se construit en impliquant tous les acteurs concernés et en tenant compte des spécificités de l’entreprise (taille, moyens mobilisables, organisation, sous-traitance, co-traitance, intérim, filialisation, implantation géographique multiple, présence de tiers externes comme du public ou des clients…).
Pour mettre en place une démarche de prévention, il est nécessaire de s’appuyer sur les neuf grands principes généraux (L.4121-2 du Code du travail ) qui régissent l’organisation de la prévention.

  • Éviter les risques, c’est supprimer le danger ou l’exposition au danger.
  • Évaluer les risques, c’est apprécier l’exposition au danger et l’importance du risque afin de prioriser les actions de prévention à mener.
  • Combattre les risques à la source, c’est intégrer la prévention le plus en amont possible, notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou des modes opératoires.
  • Adapter le travail à l’Homme, en tenant compte des différences interindividuelles, dans le but de réduire les effets du travail sur la santé.
  • Tenir compte de l’évolution de la technique, c’est adapter la prévention aux évolutions techniques et organisationnelles.
  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins, c’est éviter l’utilisation de procédés ou de produits dangereux lorsqu’un même résultat peut être obtenu avec une méthode présentant des dangers moindres.
  • Planifier la prévention en intégrant technique, organisation et conditions de travail, relations sociales et environnement.
  • Donner la priorité aux mesures de protection collective et n’utiliser les équipements de protection individuelle qu’en complément des protections collectives si elles se révèlent insuffisantes.
  • Donner les instructions appropriées aux salariés, c’est former et informer les salariés afin qu’ils connaissent les risques et les mesures de prévention.

Les 9 principes généraux de prévention

Les 9 principes généraux de prévention (Anim 044)

La démarche de prévention repose également sur des méthodes et des outils. Sa mise en œuvre respecte en particulier les trois valeurs essentielles (respect du salarié, transparence et dialogue social) et les bonnes pratiques de prévention (voir les brochures Politique de maîtrise des risques professionnels – Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention (ED 902) et Cinq leviers pour organiser la prévention dans l’entreprise (ED 6179))
En d’autres termes, la démarche de prévention consiste à développer dans l’entreprise une culture de prévention en s’appuyant sur :

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