Catégorie : SST

Cette FAQ vous permet d’avoir des réponses à des questions fréquentes sur le sauvetage secourisme du travail SST

Santé au travail: big-bang du système de prévention

Santé au travail:

un rapport officiel préconise un big-bang du système de prévention

Santé au travail: un rapport officiel préconise un big-bang du système de prévention

Le rapport sur la santé au travail, remis ce mardi au gouvernement, recommande une refonte totale du système de prévention des risques professionnels, tant dans son organisation que dans son mode de financement.

Le système français de prévention des risques professionnels souffre d’une multiplicité d’acteurs qui le rend illisible et, par voie de conséquence, peu efficace. C’est, en substance, le constat dressé par le rapport sur la santé au travail remis ce mardi par la députée LaREM Charlotte Lecocq au gouvernement. Rédigé par la parlementaire, le consultant en management Bruno Dupuis et l’ancien médecin du travail et ex-dirigeant de la CFDT Henri Forest, ce document avait été commandé en janvier par le Premier ministre et les ministres de la Santé et du Travail. Il doit servir de base aux négociations que mèneront les partenaires sociaux sur le sujet à la rentrée.

Selon les trois auteurs, la diversité d’interlocuteurs en matière de santé au travail «génère des doublons et nécessite des moyens de coordination très chronophages» entre eux. Résultat, certaines entreprises peinent à savoir vers quelle structure se tourner pour être accompagnées dans leur politique de prévention des risques physiques, chimiques ou psychosociaux. À commencer par les TPE et PME: «Elles ne comprennent pas le système et n’ont pas en retour un service de conseil à la hauteur des cotisations dont elles s’acquittent auprès des services de santé au travail, ni à la hauteur de leurs besoins», pointe le rapport.

Création d’un guichet unique

Pour y remédier, les auteurs proposent de créer dans chaque région un guichet unique, qui abriterait les services proposés par les antennes locales de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et de l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), les services de santé au travail et les agents des Carsat (assurance maladie) chargés de la prévention. Cette structure régionale de droit privé contractualiserait au niveau national avec une nouvelle entité, France Santé Travail, qui fusionnerait l’Anact, l’OPPBTP et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Autre proposition radicale, les rapporteurs prônent une remise à plat du mode de financement du système. Pour cela, ils préconisent de créer une cotisation unique pour les employeurs. Recouvrée par les Urssaf, elle cumulerait les montants que ces derniers versent aujourd’hui aux services de santé au travail et à la branche Accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale. Cette cotisation serait «modulée selon l’engagement de l’entreprise en matière de prévention», mais aussi en fonction de leur sinistralité, comme c’est le déjà cas aujourd’hui.

Mieux protéger les indépendants et les intérimaires

La mission recommande également d’ouvrir, sur la base d’une cotisation volontaire, les services de prévention des risques professionnels aux travailleurs indépendants, qui en sont exclus actuellement. Pour améliorer la protection des intérimaires, bien plus touchés par des accidents du travail que les salariés, les auteurs proposent en outre de répartir à parts égales le coût des cotisations à la branche AT-MP entre les agences d’intérim et les entreprises qui font appel à elles.

Signe que les discussions à venir entre les partenaires sociaux s’annoncent houleuses, les organisations syndicales n’ont pas tardé à réagir à ces propositions. Mettant en garde contre une «déresponsabilisation des entreprises» Force ouvrière (FO) a rappelé que la prévention devait «rester de la responsabilité de l’employeur et ne peut, au motif de fusion des acteurs et des instances, être transférée à chaque travailleur». De son côté, la CFDT a estimé que les recommandations du rapport «ouvraient des perspectives» pour répondre aux enjeux de la santé au travail, «à condition toutefois que les partenaires sociaux puissent jouer pleinement leur rôle».

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25 Jan

Arrêt cardiaque soudain

Qu’est-ce que l’arrêt cardiaque soudain ?

Lors d’un arrêt cardiaque soudain (ACS), le système électrique du cœur est corrompu car tout à coup, les flux électriques ne fonctionnent plus. Le cœur ne pompe plus le sang oxygéné vers le cerveau et les autres organes. Cela entraîne immédiatement une perte de connaissance et le risque de mourir. À ce stade, il est extrêmement rare pour le cœur de reprendre un rythme normal par lui-même. Le rythme du cœur chute généralement jusqu’à ce qu’il atteigne l’asystolie.

 

Qui peut être frappé par l’arrêt cardiaque ?

L’ACS peut frapper n’importe qui, à n’importe quel moment. Il ne fait pas de distinction entre le sexe, l’âge ou la condition physique.

 

L’arrêt cardiaque en quelques chiffres

Quelques chiffres en France :
– Chaque année, 50 000 personnes meurent prématurément d’arrêt cardiaque.
– Le taux de survie à un arrêt cardiaque est de 5 et 10 %.
– Sans prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals.
– 7 fois sur 10, l’arrêt cardiaque survient devant témoin, mais moins de 20 % de ces témoins font les gestes de premiers secours. Or 4 victimes sur 5 qui survivent à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes simples pratiqués par le premier témoin.

Ce que l’on sait sur l’arrêt cardiaque et la défibrillation :
– Les chances de survie diminuent de 10 à 12% par minute.
– L’intervention d’une personne pratiquant la Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) et la défibrillation peuvent augmenter les chances de survie de 5% à plus de 50%.
– Lorsqu’un choc est administré par un DAE dans les 3 premières minutes suivant l’ACS, les chances de survie peuvent atteindre 75%.

(Source : Fédération Française de Cardiologie)

 

Le seul traitement : la défibrillation

En cas d’arrêt cardiaque, chaque minute compte. Les chances de survie diminuent de 10 à 12% chaque minute passée sans défibrillation.

Passé 10 minutes, il est peu probable que la victime survive à l’ACS. Bien que la Réanimation Cardio-Pulmonaire (RCP) permette d’allonger cette période, la défibrillation est le seul traitement efficace pour une personne victime d’un arrêt cardiaque soudain. Quand un choc est administré dans les 3 premières minutes suivant l’ACS, les chances de survie peuvent atteindre 75%.

La défibrillation est possible grâce à un défibrillateur automatisé externe.

 

La chaîne de survie

 

La chaîne de survie existe depuis de nombreuses années et représente une chaîne de plusieurs étapes que le sauveteur doit immédiatement suivre en cas d’ACS. Si vous suivez ces étapes à la lettre en cas d’ACS, vous augmentez les chances de survie de la victime.
La reconnaissance de l’ACS et l’alerte immédiate est un maillon essentiel de la chaîne de survie pour s’assurer que les équipes de secours soient envoyées sur les lieux de l’ACS.

La RCP précoce aide le sang oxygéné à circuler dans le cerveau et le cœur, ce qui permet de gagner du temps avant qu’un défibrillateur soit utilisé et que les équipes de secours arrivent.

La défibrillation précoce grâce à un DAE permet d’administrer un choc rapidement et donc d’augmenter les chances d’effectuer une réanimation avec succès.

À leur arrivée, les équipes de secours administreront des soins médicaux avancés afin que l’état du patient soit stable et lui donner les meilleures chances de survie.

 

Ne soyez pas le maillon faible de la chaîne de survie formez vous cliquez ici.

 

Vous souhaitez plus d’informations sur les défibrillateurs, cliquez ici.

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